Début avril

Début avril

Le 9 avril, un couple de circaètes survole longuement la vallée, se tenant parfois immobiles face au vent.

Le 12 avril, premiers chants du torcol et de la fauvette grisette.

Le 15 avril, un grand corbeau très en forme file dans le vent en lançant de gros krok-krok-krok ! Puis il pique presque à la verticale, vole un instant sur le dos et lance encore une série de cris.

Grand corbeau

Le même jour, une bande d’hirondelles de fenêtre tourne autour de la maison en lançant des petits cris.

Paysage sonore

Le merle noir est partout et il chante à toute heure. Celui qui niche près de la maison donne un concert chaque soir vers 20 heures à l’extrême cime d’un cèdre. À la nuit tombante, il quitte son perchoir et file dans les bois en lançant de longues séries de cris d’alarme.

Le serin chante aussi toute la journée, et l’après-midi, il est le seul à chanter en plein soleil. Et il fait souvent son petit vol de parade en zigzaguant entre les cimes des arbres.

serin 2

Très matinal, le rougequeue noir lance son chant depuis les points les plus hauts, souvent sur les toits. Mais il se perche aussi parfois dans les arbres pour chanter, ce qui est plus rare.

Toujours les mésanges bleues et les charbonnières, très présentes. Les chardonnerets sont en couples, et toujours aussi bavards. Ils passent de longs moments dans le grand rosier où ils ont niché l’an passé.

Le pic vert chante surtout le matin de bonne heure, le pic épeiche ne tambourine plus.

Dans les bois, le coucou chante en permanence, les pigeons ramiers roucoulent. On entend aussi des bandes de mésanges à longue queue, la grive musicienne et les geais qui s’amusent à imiter la buse. Beaucoup de chenilles processionnaires dans les chemins, en boule ou en procession.

PINSON

On entend encore le pouillot véloce, le pinson (1000 fois par jour !), le bruant zizi, le rougegorge, le verdier, la fauvette à tête noire… Mais il manque encore le rossignol qui ne devrait pas tarder.

En ville, les martinets à ventre blanc sont revenus et ont retrouvé leurs nids de l’an passé. Ceux que je connais nichent derrière les tôles disjointes qui couvrent le haut d’un mur d’une usine de salaisons. On entend leurs cris cliquetants derrière les tôles jusqu’à la nuit.

GRENOUILLE PHOTO

À la mare, les grenouilles vertes sont bien sorties de leur hibernation, et leurs discussions acharnées ont repris. À la surface, les gerris (ou araignées d’eau) se poursuivent, se bagarrent nerveusement quand ils se croisent. D’autres s’accouplent vivement : le mâle saute sur le dos de la femelle et reste perché sur elle. Le couple navigue ainsi un bon moment avant de séparer. Première libellule déprimée au-dessus de la mare, le 15 avril.

C’est déjà la saison des naissances chez les pies. On reconnaît les jeunes pies à leur vol maladroit et à leur queue un peu plus courte que celle des adultes.

C’est aussi la saison des premiers jeunes chez les merles et les chouettes hulottes. Si vous découvrez un de ces jeunes oiseaux encore incapables de voler, faites comme si vous n’aviez rien vu, ses parents ne sont pas loin !

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