Fin janvier

Fin janvier

Més bleue tournesol

Les graines de tournesol attirent toujours autant d’oiseaux : mésanges bleues, nonnettes et charbonnières, verdiers, chardonnerets, pinsons, sittelles, accenteurs, grosbecs, tarins, pinsons du Nord… Il y a en permanence une cinquantaine d’oiseaux autour des mangeoires.

BUSE VARIABLE

15 janvier, 17h30, la nuit va tomber, ciel gris et fort vent du sud, il ne fait pas chaud. Un couple de buses apparaît en criant.

Les oiseaux font face au vent et sont comme suspendus, assez haut dans le ciel. En fait il n’y en a qu’un qui crie, et c’est le plus agité des deux.

Le plus calme (j’imagine que c’est la femelle, mais je me trompe peut-être) se tient à peu près immobile face au vent. L’autre voltige autour en criant. Il pique, les ailes collées au corps, remonte à toute allure, décrit une large boucle puis fonce sur sa partenaire, l’obligeant à l’éviter d’un grand coup d’ailes. La femelle décroche et file vers le sud. Le voltigeur la suit, la poursuit, la frôle… et le couple finit par disparaître dans le ciel sombre.

Buse

CHANTS D’OISEAUX

La neige et le froid de ces derniers jours ont quelque peu rafraîchi les ardeurs des chanteurs précoces, mais ce n’est qu’une pause. Les jours rallongent et, qu’il fasse beau ou pas, c’est la durée du jour qui déclenche les activités liées à la reproduction, les parades et les chants.

15/01 après-midi : Premier chant du verdier, appliqué, répété et ascendant : tuui, et quelques strophes de chant tremblé.

17/01 le matin vers 8 heures, un pic vert n’arrête pas de chanter autour de la maison. Chant de mésange nonnette.

25/01 Longs cris du pic noir perché, puis en déplacement bruyant.

27/01 Chant de sittelle, comme un sifflement puissant : tiyu ! tiyu !

Et toujours les chants des mésanges bleues, noires et charbonnières, les bavardages des chardonnerets, les tambourinages des pics épeiches.

Cris des renards qui se répondent, le soir : wak ! wak !

Grand corbeau

GRANDS CORBEAUX

Deux grands corbeaux traversent le ciel très haut, tout droit, tranquilles, en lançant des krok ! krok ! de temps en temps, on dirait qu’ils savent précisément où ils vont.

Les grands corbeaux sont on ne peut plus présents et joueurs. Ils font des acrobaties, se laissent parfois tomber comme une feuille morte en virevoltant puis se redressent d’un coup d’aile. Leur vol est puissant et sonore. J’en ai déjà vu qui, lors de ces parades, volent sur le dos quelques secondes, les ailes grandes ouvertes !

Certains semblent être en couple et volent tranquillement ensemble, aile contre aile. Leur parade est ponctuée de cris bizarres : glou ! glou !  Il me semble que l’un des deux s’accroche sur le dos de l’autre, et ils piquent, ensemble, comme un biplan insolite. D’autres viennent les distraire, les séparer. Les grands corbeaux planent beaucoup dans ces parades et font souvent de jolies figures. Un couple de buses qui passe par là se fait attaquer par les grands corbeaux qui, par jeu, leur foncent dessus en criant. Les buses esquivent mollement et s’éloignent.

mésange charbo

MÉSANGE CHARBONNIÈRE

Les mésanges charbonnières s’attaquent aux redoutables chenilles processionnaires, dont les poils contiennent un dangereux poison, capable de tuer un chien. Les nids de ces chenilles, blanc sale, sont accrochés à l’extrémité des rameaux des pins. La mésange déchire le nid de soie à coups de bec, ça n’a pas l’air facile, et rentre presque en entier à l’intérieur. Comme le coucou, la charbonnière sait dépioter la chenille en évitant ses poils urticants, et se nourrit de l’intérieur. En avançant dans le mois, le chant des charbonnières est de plus en plus présent et puissant, comme optimiste.

MÉSANGE BLEUE

Un couple de mésanges bleues s’active autour de l’atelier, visite les cavités en prenant des postures insolites, la tête en bas, ou suspendu à une poutre. Les deux oiseaux sont très agités, fébriles et semblent joyeux.Més bleue rigolo

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