Fin juin

Fin juin

L’ÉTÉ !

Les oiseaux se font de plus discrets. Encore quelques strophes de pinson et de merle, quelques chants de grive musicienne dans les bois, quelques coucou ! au loin… Mais toujours l’intarissable fauvette à tête noire qu’on entend encore à toute heure et en tout lieu.

FAUV TN

Après les nichées qui les obligent à être sédentaire, les oiseaux retrouvent leurs moeurs vagabondes : le 15 juin, un rossignol est venu chanter dans le jardin, une grive musicienne m’a aussi rendu visite.

Vers la fin du mois, le rossignol a cessé de chanter d’un coup. Il n’émet plus que quelques cris peu sonores : des fsitt ou houit’ répétés et des grrrr ou karrrr rauques. Il sera parmi les premiers à reprendre la route de l’Afrique.

Dans le trou d’un vieux mur, les moineaux domestiques nourrissent leur 2ème nichée. J’observe les allées et venues des parents qui se perchent à proximité du nid, avec des insectes plein le bec. Je ne les dérange pas longtemps, les parents détestent montrer où se trouve leur progéniture : ils ont l’air gêné et pénètrent comme à regret dans le trou où sont le nid et les petits. Et ça piaille là-dedans !

MOINEAU 2

Les chants d’oiseaux cèdent la place à ceux des insectes : premières stridulations électriques de la grande sauterelle verte, chant sans fin des grillons des champs dans les prairies. Le soir, et même en fin de journée, on voit des lucanes cerf-volant lourds et bruyants, le corps oblique en vol. Autres beaux insectes découverts cette semaine : des rhinocéros magnifiques, brillants et comme neufs, dans un tas de compost de bois.

Les cigales arrivent. Ce n’est pas le vrai Midi ici mais on les entend dans les fonds de vallées depuis quelques jours. Et dans le courant de l’été elles monteront dans les collines.

Du côté des mammifères, on voit de temps en temps de jeunes renards imprudents le soir et la nuit, au bord des routes. Et on entend aussi les chevreuils aboyer le soir, la nuit et parfois à l’aube. La saison du rut commence. Ce sont des mâles qu’on entend : ils reprennent possession de leur territoire, qu’ils défendent contre d’éventuels rivaux, et dans lequel ils espèrent bien attirer une belle chevrette. Le cri du chevreuil est très puissant. Il rappelle celui d’un gros chien et il est étonnant qu’un animal aussi élégant ait un cri aussi rauque.

CHEVREUIL

Lors de mes randonnées matinales pour enregistrer les chants d’oiseaux, j’ai souvent été surpris par le cri d’un chevreuil, très fort et tout près de moi. S’ensuit un instant de “sidération”, on “saute en l’air” de surprise et de frayeur, et l’animal en profite pour se sauver à grands bonds en lançant encore de grands cris.

La nuit, on entend le chant tranquille des petits crapauds accoucheurs (les alytes). Chacun ne connaît qu’une note (tut !), différente de celle des autres, et la lance régulièrement, tel un métronome, toutes les 2 ou 3 secondes. Dans les lieux où ils sont nombreux, ça donne une petite symphonie qui tintinnabule très joliment dans la nuit. Ce chant des mâles qui espèrent attirer les femelles rappelle curieusement celui du hibou petit-duc.

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