Début Septembre

Début Septembre

OISEAUX : GOBEMOUCHE GRIS

Des gobemouches gris en migration se font entendre depuis quelques jours. Ils lancent des petits cris aigus et grinçants : tsi Leur technique de chasse les rend faciles à observer. L’oiseau se perche dans un arbre, en hauteur, à l’extrémité d’une branche. Quand passe un insecte volant, il quitte son perchoir d’un vol papillonnant, cueille l’insecte en vol et regagne son perchoir.

RQN

Le rougequeue noir chante à nouveau, le matin, perché sur les toits. Des grands corbeaux font de la voltige en lançant leurs croc-croc-croc… On entend encore des tuit-tuit de sittelle, des cris de pics (épeiche, vert, et noir), de corneilles, de rougegorge.

Parfois, dans la journée, le ciel est plein d’hirondelles en migration qui tourbillonnent en poussant de petits cris. Leur vol acrobatique n’indique pas une direction précise, mais pas une ne va vers le nord.

HIRON RUSTIC 2

Le soir et la nuit, chants des hulottes. Les mâles parcourent leurs domaines et le défendent contre les incursions d’autres mâles et des jeunes de l’année qui cherchent un coin tranquille où s’installer.

INSECTES : FRELONS

Les frelons patrouillent au ras du sol, en volant lentement. Celui que j’observe a repéré un criquet et lui tombe dessus. La bagarre est courte, le criquet ne fait pas le poids. Il se défend en tentant de sauter, mais le frelon s’agrippe à lui. Les deux insectes sont au corps à corps. Dernier effort du criquet qui bondit, mais le frelon ne le lâche pas. Il le dévore ensuite en partie, en commençant par la tête, et abandonne le reste aux fourmis.

MAMMIFÈRES : L’HEURE DE FAIRE DU GRAS  ET DES RÉSERVES !

Les blaireaux, qui passeront l’hiver à dormir, se gavent de fruits tombés (ou pas !). Les marmottes aussi font du lard qui leur permettra de passer l’hiver au fond de leurs terriers. Les loirs et les chauves-souris prennent du poids. Les écureuils, eux, grignotent des quantités de glands, graines de pins, noisettes et autres friandises, comme les premiers champignons dont ils raffolent. Ils stockent aussi de la nourriture dans des caches. C’est le plus souvent un petit trou creusé à la hâte dans le sol, où l’écureuil entrepose quelques glands et autres graines avant de le reboucher soigneusement. Dans le froid de l’hiver, il retrouvera quelques uns de ses trésors. Mais comme le rouquin a une petite tête, il oublie souvent l’emplacement de la cachette. Si bien que les graines abandonnées finissent par germer et donner naissance à de jeunes arbres au printemps.

ÉCUREUIL

Même comportement chez les geais des chênes qui sont eux-aussi pris d’une frénésie de réserves ! Ils passent leurs journées à cacher des glands et semer des chênes dont les fruits nourriront leurs descendants.

Les jeunes chevreuils qui sont nés ce printemps se gavent eux aussi de bonnes herbes et de feuillages. Ils font bien car si l’hiver est rigoureux, c’est de leur poids que dépendra leur survie.

 

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