Fin septembre

Fin septembre

LES SANGLIERS

Vu sept sangliers, deux adultes et cinq petits. Débonnaires, ils croquent des noix sous les noyers, tranquillement. Les petits ont encore leurs rayures sauf un, roux comme un renard. Dans la châtaigneraie, ils se gavent des premières châtaignes et fouillent le sol sur des dizaines de mètres carrés.

MÉSANGES, GRIMPEREAUX, ROUGEQUEUES NOIRS, ROUGEGORGES, PICS ET FAISANS

grimpereau.Dans les bois de résineux, les mésanges noires chantent souvent et longtemps. Des cris et quelques strophes de chant des grimpereaux des jardins. Chant nouveau des rougequeues noirs sur les toits des hameaux et des villages (un tirititi pointu, suivi d’un silence, un bruit de papier froissé et encore quelques notes). Le matin, au lever du jour les mésanges charbonnières chantent comme au printemps : tititu ! tititu ! Les rougegorges aussi se remettent à chanter, en plus de lancer leurs tic-tic-tic.

Les pics sont très bruyants ces temps-ci : cris divers des pics noirs à tout moment de la journée, cris (kik, kik, kik) et même quelques tambourinages de pic épeiche, et chant des pics verts, comme de grands éclats de rire. Parfois, des grands corbeaux sillonnent le ciel, se poursuivent et font des acrobaties en lançant de jolis cris. Vu des faisans “idiots” se promener au bord de la route. Un faisan m’a suivi dans un chemin, j’ai dû taper des mains pour qu’il s’envole ! Ces animaux d’élevage viennent d’être lachés par les chasseurs, qui vont maintenant s’amuser à les tuer.

LES MIGRATEURS

Chez les migrateurs, ça déménage ! Les coucous, loriots, guêpiers, martinets, tourterelles des bois sont sur le départ ou déjà partis. Un soir, vers 20 h, des milliers d’hirondelles tournoient dans la vallée, en lançant des petits cris. La nuit va tomber. Dans le ciel qui s’assombrit, on dirait qu’elles cherchent un endroit où passer la nuit. Leur vol ressemble à un essaim d’abeilles, ou à ces grands vols d’étourneaux, c’est magnifique. Elles vont, viennent, tournent et tourbillonnent. Parfois elles se séparent en plusieurs groupes puis se rassemblent. Leur ballet aérien dure un bon quart d’heure avant qu’elles disparaissent.

De grands vols de martinets à ventre blanc tourbillonnent parfois au-dessus de la maison en lançant leurs cris, comme un rire aigu et cliquetant. Vu cinq circaètes Jean-le-Blanc très haut dans le ciel, se diriger mollement vers le sud.

MANTES RELIGIEUSES ET LIBELLULES

À la mare, toujours beaucoup de libellules. Les grosses patrouillent nerveusement. D’autres, plus petites s’accouplent en vol. Des femelles pondent en plongeant le bout de l’abdomen dans l’eau, sans arrêter de voler. P1000945

Les mantes religieuses femelles se reconnaissent en ce moment à leur gros ventre. Elles cherchent un endroit où pondre. Celle de la photo est restée plusieurs heures presque immobile sur une table du jardin.

Un combat de mantes religieuses

J’observe deux mantes, l’une brune et l’autre verte, sur le mur de la maison. Elles sont à deux mètres l’une de l’autre mais elles se sont repérées, vues ou senties. Rivalité, appétit, le combat semble inévitable. Les deux insectes sont parfaitement immobiles, comme fixés au mur, mais ils ne se quittent pas des yeux, et le moindre mouvement de l’un entraîne un mouvement de l’autre.

Une heure plus tard, les deux mantes sont si proches l’une de l’autre que c’est intolérable à la verte qui se jette sur la brune, lui mord le cou et tente de lui rompre les membres avec ses pinces. Vive réaction de l’agressée qui retourne la situation à son avantage. Tout va très vite : coups de dents, de pinces, corps à corps, pattes et pinces se mélangent furieusement, les bouches tentent de mordre, et tout d’un coup, la tête de la verte tombe. Son corps, agité de convulsions, reste prisonnier des pattes de la brune qui entreprend de le manger immédiatement en commençant par le cou. C’est le début d’un long repas car les deux insectes sont de taille égale. Le vainqueur ne néglige aucune partie du corps du vaincu, tout y passe. Le corps de la brune grossit, les anneaux de son abdomen s’écartent. Un quart d’heure plus tard, elle a presque doublé de volume.

 

 

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