Début juin

Début juin

Quelques observations en Ardèche, dans la vallée de l'Eyrieux.

Avec l'été qui approche, les chants d'oiseaux se font plus rares, moins présents qu'au début du printemps. Mais il y a encore des bavards qui n'arrêtent pas, comme le pinson des arbres ou la fauvette à tête noire, qu'on entend un peu toute la journée ; le rougegorge, surtout le soir et jusqu'à la nuit ; la grive musicienne, toujours aussi énergique ; le coucou, très mobile dans les bois ; le bruant zizi et le pouillot véloce, à toute heure ; le merle noir, surtout le soir jusqu'à la nuit ; la tourterelle des bois, et le serin cini qui gazouille longuement, perché bien en vue sur un fil électrique. L'hypolaïs polyglotte chante comme un fou, perché à la cime d'un arbre, pas très haut. Les pigeons ramiers roucoulent dans les bois et les sittelles lancent des tuit-tuit-tuit très sonores. Les rougequeues noirs nourrissent leur 2ème nichée.

MÉS ÀLQ

On entend encore des faisans et parfois une perdrix rouge. Beaucoup de mésanges à longue queue se baladent dans les bois en lançant leurs petits cris de contact. J'en ai compté environ 70 qui déambulaient ensemble. Ce sont des groupes familiaux, les parents et leurs jeunes, qui resteront ensemble jusqu'au printemps prochain. Ici plusieurs familles étaient ensemble.

Mi-juin : grands cris de geais dans le bois. Je m'approche et voit une buse s'envoler mollement et prendre le large, poursuivie par les deux criards. Un geai vole un moment à sa hauteur en continuant à l'houspiller puis il plonge dans le bois, la buse s'éloigne.

GEAI

Un matin, une tourterelle des bois chante sans s'arrêter, perchée sur un fil électrique. Je m'approche, l'oiseau s'envole verticalement, face au vent, puis part en planant comme un petit rapace. Il se pose sur le même fil un peu plus loin et reprend son chant : crouou,crouou, crouou…

Le soir et la nuit, le rossignol chante encore avec passion, mais il va bientôt s'arrêter (À la Saint Jean, le rossignol perd son chant). Discussions des chouettes hulottes qui se répondent d'une colline à l'autre. Les jeunes chouettes s'entraînent à hululer comme leurs parents, et ça n'a pas l'air facile ! À propos, si vous découvrez une jeune chouette encore malhabile (ou un autre jeune oiseau), passez votre chemin, ses parents ne sont pas loin. Une nuit de pleine lune, j'entends chanter l'alouette lulu.

C'est la saison des jeunes oiseaux : les jeunes merles lancent des petits cris très aigus quand ils appellent leurs parents pour le ravitaillement. Les jeunes rougequeues ont quitté leur nid ces jours-ci : ils sont plus gros que leurs parents, assez dodus et maladroits. Mais deux heures après avoir sauté du nid ils volent déjà pas mal, assez bien pour échapper au chat, et attendent impatiemment leurs parents qui continuent à les nourrir.

MÉS BLEU COUVE

Les nids de mésanges charbonnière et bleue se repèrent de loin aux cris des jeunes dès qu'un parent arrive avec de la nourriture. Elles en sont déjà à leur deuxième nichée. À l'inverse, les jeunes chardonnerets sont extrêmement silencieux. Ils lancent seulement des petits cris très aigus, presque inaudibles pour nous.

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