Début novembre

Début novembre

Chez les oiseaux

À part le rougegorge, on n'entend quasiment plus de chanteurs dans les bois. Quelques strophes de grimpereau des jardins, des cris de troglodyte, de sittelle, de pinson, geai et pic vert…

couv oiseaux jardinMais ce sont bien les rougegorges les plus présents dans l'environnement sonore. Par leurs cris, des séries de tic-tic-tic tigidic et des tsii très aigus, et par leur chant.

Portrait de la bête

Longueur : 13 cm, envergure : 22 cm, poids : 16 gr. Son oeil vif et noir lui permet de voir dans l'obscurité. C'est pourquoi il est le premier à chanter, dans la pénombre de l'aube (vers 4 h 30 au printemps), et le dernier au crépuscule, jusque vers 23 h. Mâle et femelle sont parfaitement identiques. J'ai lu que la femelle chante aussi, mais je n'ai pas pu le vérifier. Le rougegorge peut changer de silhouette : très mince lorsqu'il plaque ses plumes contre son corps, tout rond et ventru quand il gonfle son plumage. 

Comme chez le merle noir qui est lui aussi d'origine forestière, il existe en gros deux populations de rougegorges. Celui qui est resté dans les bois est sauvage et farouche. Celui des villes et des campagnes peut s'enhardir jusqu'à être confiant et curieux. Il paraît que le rougegorge peut s'apprivoiser. En tout cas, il aime suivre le jardinier, surtout lorsque celui-ci ratisse les feuilles ou travaille le sol, et découvre ainsi les petites bestioles dont il se nourrit : fourmis, larves, chenilles, araignées et vermisseaux divers qu'il attrape en sautillant et en faisant des petites courbettes.

J'ai déjà parlé de son mauvais caractère, mais il est bon chanteur. Sa voix est parfois si aiguë que certaines notes nous passent littéralement au-dessus des oreilles. On ne les entend pas, ce sont des ultrasons. Mais ce qu'on entend de son chant est charmant, un gazouillis clair et mélodieux, rapide, léger, nerveux, cristallin, en strophes courtes (une à trois secondes). Le rougegorge est un improvisateur inventif, chaque strophe est différente de la précédente. En automne, le chant peut sembler mélancolique, comme si l'oiseau chantait en rêvant (sauf quand il y a querelle de territoire). Au printemps, les enjeux sont plus importants, le chant peut être plus puissant et virulant.

C'est un des rares oiseaux qu'on peut entendre chanter presque toute l'année. Le chant commence par une belle journée de janvier et atteint son maximum en mars-avril, avec une petite pause quand les petits sont au nid. Silence à partir de mi-juin. En juillet-août, les rougegorges muent complètement et ils abordent l'automne avec un plumage tout neuf. Le chant reprend de septembre à mi-novembre.

Aigles, hiboux, buses, canards

C'est le début de la saison des amours chez les aigles royaux qui commencent déjà à apporter de nouvelles branchettes sur l'aire où ils nicheront en mars-avril. Leur humeur nuptiale se manifeste de temps en temps par des jeux aériens, vol onduleux, pousuites et acrobaties diverses et royales. S'il ne se fait pas tirer dessus par un idiot, l'aigle royal peut vivre 45 ans

Grand-duc

Même chose chez les hiboux grands ducs : les mâles délimitent leur territoire en chantant chaque soir dans les arbres qui marquent les limites de leurs domaines. Le chant, c'est une sorte de hou-o très grave, on dirait un gros chien au loin.

Toujours des foules d'oiseaux qui arrivent du nord de l'Europe. Beaucoup de buses, et aussi toutes sortes de canards qui fuient les plans d'eau gelés et viennent passer l'hiver dans notre doux pays. Les populations de canards seront à leur maximum en décembre-janvier.

Chez les mammifères

Pleine saison du rut des chamois, le meilleur moment de l'année pour les observer.

Du côté de ceux qui dorment en hiver, le hérisson, le loir, le blaireau, novembre est le mois du sommeil. Encore quelques provisions, quelques réserves de graisse sur les flancs, et tout se petit monde ira dormir jusqu'aux beaux jours.

Les salamandres

C'est la saison de la migration des salamandres qui quittent les alentours des mares et plans d'eau où elles se sont reproduites. Elles  vont se chercher une cavité ou une cachette bien abritée où passer l'hiver. C'est au crépuscule ou en soirée qu'on peut les voir. Il suffit de se balader sur la petite route où l'on en trouve tous les ans quelques-unes d'écrasées…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *